Marc a commencé la sophrologie il y a plus d'un an maintenant. Il fait partie d'un groupe qui se réunit deux fois par mois et qui est arrivé au deuxième degré (RDC6) du cycle radical. Pardonnez les termes un peu techniques.

Il a écrit ce texte suite à la séance du 17 février.  J'ai été très émue par cet écrit parce qu'en autre, il partage merveilleusement ce qui peut naître entre les personnes d'un même groupe. C'est ce que l'on appelle la "groupéïté" en Sophrologie Caycédienne. Ce texte est publié avec son accord.

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Je m'efface pour que vous puissiez goûter non seulement la beauté des mots, mais aussi la force qui en ressort : 

 "L’esprit et le corps de ce texte se sont imposés à moi sur le chemin du retour, ce jeudi 17 février. Je me sentais, comment dire, léger et joyeux et je chantais. Pour cet après-midi lumineux en cette sphère complice et fertile, j’exprime…ma gratitude.

Les séances plages de sophrologie –espaces d’affection, cercles intemporels- quelquefois se prolongent à cœur ouvert, visages paisibles et rayonnants. Les mots y sont parfois graves, toujours limpides et libres, telles des balles qui fusent et rebondissent en résonnant dans le tréfonds de chacun. Ces échanges sont des moments de grâce. Je les ai vécus ainsi en ce jour.

L’émotion est palpable. Ensemble nous formons un corps vibrant, uni. L’écoute respectueuse, chaleureuse, la compréhension mutuelle, l’empathie profonde sont les fruits délicats d’une déjà longue expérience commune. Les heures passées ensemble se sont étoffées, nourries dans une ronde de murmures, de souffles, de silences à l’unisson et soudain, en ce jour clair, elles font sourdre comme l’eau fraîche d’une fontaine, des filets de paroles belles, pures, sensibles, concordantes.
Ainsi la sophrologie c’est cela aussi : se sentir libre de dévoiler, de répandre sans réserve l’essentiel, la source jaillissante, transparente de l’enfance, avoir les yeux ouverts et brillants comme des perles d’eau et pleurer, lâcher prise, tandis que les proches, en face de soi, amies, frères, complices recueillent les effluves de mots comme une offrande, comme un signe fort, indéfectible de confiance.

Et puis, au fil soyeux des mois, c’est tisser en soi et autour de soi des liens d’espoir, de douceur, de paix, de joie, d’intimité, c’est enfanter patiemment, avec bienveillance, un regard neuf, ressentir un bien être, un accord profond à l’écoute de son corps, de son monde intérieur. C’est une petite musique de la respiration et de la vie, une harmonie intime.

L’après-midi pourrait se prolonger encore. Par le carreau, le soleil diffuse une chaleur douce et câline, les arbres tendent leurs bras nus vers le ciel, les bourgeons lentement grossissent. Je baigne, nous baignons, corps et cœur, dans une onde vivifiante, o combien bienfaisante. Marc"

A bientôt

Frédérique